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De la caisse à l’écosystème : 10 ans d’innovation chez Zelty

Rédigé par Amandine Fadié | 21 oct. 2026, 07:00:00

En restauration, une bonne innovation se reconnaît pendant le service : une commande qui arrive directement en cuisine, un paiement qui ne demande plus de ressaisir le montant, une carte que l’on met à jour pour tous ses restaurants en quelques clics.

Depuis ses débuts, c’est cette idée qui guide Zelty : faire évoluer les outils pour simplifier le quotidien des restaurateurs. À l’occasion de ses dix ans, fêtés en 2025, retour sur une aventure qui continue de s’écrire. Avec des étapes concrètes, des partenaires et, surtout, des restaurants qui s’en servent chaque jour.

Tout commence avec une caisse sur iPad… et une idée bien précise

L’histoire démarre en 2013, avant la création officielle de Zelty en 2015. Pour son projet de fin d’études, Marc s’intéresse aux logiciels de caisse. Il voit des interfaces vieillissantes et des ordinateurs encombrants. Son idée : proposer une caisse sur iPad, plus adaptée à la vie d’un restaurant.

Mais le projet ne s’arrête pas à un changement d’écran. Dès les premiers essais avec Côté Sushi, un besoin s’impose : pouvoir gérer plusieurs établissements simultanément, sans tout recommencer pour chacun d’eux.

Cette gestion « multisite » devient un parti pris dès le départ. Derrière le terme, une promesse très simple : garder une vue d’ensemble sur son réseau et piloter ses cartes et ses canaux de vente depuis un même endroit.

Mersea résume bien ce que cela change :

 

« En un clic, le back-office me permet de gérer l’ensemble des cartes, sur l’ensemble des restaurants et sur l’ensemble des canaux de vente. »


 

Une innovation utile, c’est aussi cela : remplacer une succession de petites tâches répétitives par une action simple.

De la salle à la cuisine : faire circuler les commandes, pas les papiers

Fin 2014, Zelty lance son premier produit après la caisse : un écran de préparation en cuisine, aussi appelé KDS. Le principe ? La commande passe de la caisse à l’écran de la cuisine, sans avoir à la transmettre oralement ou sur papier.

L’intérêt se comprend vite en plein rush : les équipes disposent d’une information directement accessible pour préparer les commandes.

Chez Bioburger, la collaboration va plus loin. Zelty accompagne l’enseigne dans la création d’une version sur mesure, avec un système permettant d’organiser le lancement des préparations.

 

« Zelty nous a accompagnés pour créer notre KDS sur mesure, avec un système de salve. Ça a été un des game changers au niveau productivité. Même en plein rush, vous n’avez jamais un steak chez Bioburger qui est lancé avant d’être vendu. »
Louis Frack, cofondateur de Bioburger.

 

Voilà un exemple concret de la manière dont Zelty avance : partir d’un besoin réel et construire une réponse avec ceux qui vivent le service.

Commander et payer plus simplement, étape après étape

Dès 2015, la commande en ligne et les bornes viennent compléter la caisse. Le restaurant peut accueillir d’autres façons de commander, tout en s’appuyant sur le même environnement.

Puis les évolutions s’enchaînent, avec un fil conducteur : enlever des manipulations inutiles.

En 2017, la connexion directe aux terminaux de paiement permet d’envoyer le montant de la caisse au terminal. Plus besoin de le retaper : une étape en moins et moins de risques d’erreur de saisie.

La prise de commandes sur mobile, attestée dès 2018, permet de saisir une commande sur iPhone avec la même application que la caisse. En mars 2026, une nouvelle étape est franchie avec Yavin : Tap to Pay permet d’encaisser sur iPhone, sans terminal supplémentaire.

À table ou en terrasse, le bénéfice est facile à imaginer : pouvoir prendre la commande, puis encaisser au plus près du client, sans dépendre du seul terminal disponible.

Ces évolutions donnent aux équipes des outils plus souples pour exercer leur métier.

La livraison : moins de ressaisie, plus de fluidité

Avec le développement des commandes à distance, un nouveau problème apparaît : les tablettes se multiplient et les équipes doivent recopier les commandes des plateformes dans leur caisse.

En 2020, Zelty Delivery apporte une réponse concrète. Les commandes arrivent directement dans la caisse et en cuisine. Les cartes, les produits et les prix peuvent aussi être gérés depuis Zelty pour les plateformes connectées, plutôt que d’être ressaisis séparément.

 

« Aujourd’hui, quand un client commande sur une plateforme, il n’y a aucune intervention humaine : c’est injecté tout de suite dans nos cuisines, sans étape au milieu. Avant, il fallait retaper les commandes, il pouvait y avoir des erreurs. » François Ogé, ex-Directeur du développement chez Bioburger

 

Zelty travaille aussi sur la livraison des commandes passées directement auprès du restaurant. L’intégration de Stuart en 2016 pose les premières bases : faire appel à une flotte de livreurs pour livrer sous sa propre marque. Uber Direct rejoint ensuite cette démarche en 2024.

Depuis novembre 2024, la commande en ligne permet également de vendre en livraison depuis le site du restaurant, avec sa propre flotte ou un prestataire connecté. Le restaurant peut ainsi proposer ce service sans faire passer la commande par la marketplace d’une plateforme.

En janvier 2026, le déclenchement du livreur évolue encore : il peut suivre l’avancement de la préparation, plutôt que la seule réception de la commande. L’objectif est d’accorder au mieux le rythme de la cuisine et l’arrivée du livreur.

Grandir sans demander aux restaurants de tout changer

Une caisse ne travaille jamais seule. Autour d’elle, il y a des outils de paiement, de fidélité, de gestion des stocks, de livraison ou encore d’analyse.

Plutôt que de chercher à tout construire, Zelty a fait le choix de se connecter à des solutions complémentaires. La marketplace, documentée dès 2019, rend ces connexions plus accessibles depuis un catalogue intégré au back-office.

L’ouverture passe aussi par une API, dont la documentation devient publique en 2023. Derrière cet acronyme, il faut simplement comprendre une passerelle : elle permet à d’autres logiciels d’échanger des informations avec Zelty.

Pour le restaurateur, ce choix compte. Il permet de faire travailler ses outils ensemble et de faire évoluer son organisation sans repartir de zéro à chaque nouveau besoin.

C’est aussi une façon de grandir aux côtés des établissements. En août 2026, plus de 5 000 restaurants disposent d’au moins un abonnement actif chez Zelty.

Le MCP : une nouvelle façon d’interagir avec Zelty

Après les connexions entre logiciels et l’ouverture de son API, Zelty franchit une nouvelle étape avec son connecteur MCP. Il permet de relier un compte Zelty à un assistant d’intelligence artificielle pour interroger ses données et effectuer certaines modifications depuis l’assistant.

Concrètement, un restaurateur peut, par exemple, demander à son assistant de mettre à jour des prix ou de vérifier la cohérence d’une carte. Il peut ainsi accéder à certaines informations et actions de son compte en formulant simplement sa demande.

Avec le MCP, Zelty ouvre une nouvelle façon d’utiliser ses outils, en complément des interfaces et des intégrations déjà en place. Une évolution importante, toujours guidée par la même ambition : simplifier le quotidien des restaurateurs.

Et demain ? Garder la curiosité, rester concret

Grandir pose une question : comment conserver la réactivité des débuts quand l’entreprise et les produits prennent de l’ampleur ? Pour Zelty, l’enjeu est de préserver cette capacité à écouter, à tester et à construire des réponses utiles au terrain.

Un des prochains axes concerne les données. Notre ambition est d'aider les restaurateurs à mieux comprendre leur activité et à anticiper davantage. Pas ajouter un tableau compliqué de plus, mais rendre les informations plus faciles à utiliser.

Depuis juillet 2026, un connecteur est ouvert à un groupe de clients pilotes pour leur permettre d’interroger leur compte Zelty et d’effectuer certaines modifications depuis un assistant d’intelligence artificielle. Parmi les premiers usages relevés : mettre à jour des prix ou vérifier la cohérence d’une carte.

Car dix ans d’innovation ne signifient pas que tout est terminé. Ils montrent une manière d’avancer : partir du restaurant, simplifier ce qui peut l’être et continuer à améliorer les outils au fil des usages.

De la première caisse sur iPad aux commandes connectées, le fil rouge reste le même : moins de manipulations inutiles, des équipes mieux outillées et plus de place pour ce qui fait vivre un restaurant : le service et les clients.